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Quel est le rôle du Parc ?

Faune

 

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Depuis 5 ans, le Parc emploie chaque été des médiateurs pastoraux. © A. Majourel - PNC

 

La relation entre l’homme et la nature est au cœur du projet de territoire du Parc. L’établissement public a pour mission de préserver la biodiversité tout en favorisant le développement des activités humaines durables. À ce titre, la pérennité de l’agropastoralisme constitue une priorité du Parc national, comme le souligne sa charte..

 

 

Depuis sa création il y a 55 ans, le Parc national conduit des actions pour soutenir le pastoralisme, une pratique millénaire qui façonne et entretient les paysages remarquables, inscrits en 2011 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. L’établissement a tout d’abord acquis un peu plus de 2 000 ha d’estives (soit 45 % des terrains du Parc), sur le mont Lozère et l’Aigoual, afin de les mettre à disposition des groupements pastoraux. Il attribue par ailleurs des subventions directes pour la valorisation et le développement du pastoralisme, notamment des actions sur les estives. Les techniciens agri-environnement (TAE) de l’établissement se tiennent à la disposition des éleveurs pour les accompagner dans leur projet. 

Depuis 2016, l’établissement a porté la construction et la réfection de 12 cabanes pastorales afin d’améliorer les conditions de vie des bergers transhumants. Face à la prédation, le Parc contribue à la mise en place du « plan national loup », coordonné au niveau départemental par les préfets. Ainsi, les TAE du Parc ( un agent par massif), peuvent accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection, financées par l’État (frais de gardiennage, chiens de protection, achat de clôture…), et dont le taux de prise en charge peut atteindre 100 % en coeur de Parc. 

De plus, cette année, l’établissement a organisé 4 demi-journées d’échanges sur les chiens de protection, en partenariat avec l’Institut de l’élevage (IDELE), qui ont réuni plus d’une trentaine d’éleveurs. Les agents de l’établissement sont mobilisés pour la réalisation des constats lors d’attaques sur les troupeaux situés sur le territoire du Parc. Les données sont transmises aux directions départementales des territoires (DDT) de la Lozère et du Gard afin de permettre l’indemnisation des éleveurs.

 

 

 

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Cabane pastorale de Finiel O.Prohin - PNC

 

Limiter les conflits d’usages

 

Cet été, pour la 5e année consécutive, 7 agents saisonniers de terrain ont été déployés sur les sites les plus fréquentés du territoire afin d’assurer le lien entre les visiteurs et l’activité pastorale, dans un contexte de prédation. Plus de 4 000 visiteurs ont été sensibilisés au pastoralisme et aux comportements à adopter face aux chiens de troupeaux. Par ailleurs, en 2023, le Parc a initié et soutenu financièrement le dispositif de bergers d’appui, géré par le service de remplacement de Lozère, pour intervenir chez des éleveurs ayant subi une attaque afin d’apporter un soutien nécessaire dans le regroupement des brebis, le soin aux animaux blessés, la réfection de clôtures…


Dans le cadre du réseau Loup-Lynx piloté par l’OFB, les gardes-moniteurs du Parc sont également chargés du suivi du loup. Ainsi, chaque hiver, plusieurs centaines de kilomètres sont parcourus à pied sur les pistes enneigées afin de collecter des indices de sa présence : empreintes, excréments et poils. Les indices sont transmis à l’OFB pour des analyses génétiques. Elles permettent de définir les zones de présence du loup par commune, et ainsi d’établir des cartes d’éligibilité aux aides à la protection des troupeaux pour les éleveurs.

 


 

 

 

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Cet article est extrait du dernier numéro du magazine du Parc de serres en valats. Son Grand angle s'intéresse à la situation du loup dans le Parc national.

Vous pouvez le télécharger en cliquant ICI