Depuis la source de l’Hérault, à Prat Peyrot, ce sentier circule dans la forêt accrochée aux pentes du versant sud du mont Aigoual. Ponctué d’éclairages variés sur la faune, la flore et la gestion forestière, le chemin progresse vers un spectaculaire belvédère sur les cascades de l’Hérault.
La source du fleuve (1)
Après avoir emprunté une draille et traversé deux pistes de ski imbriquées dans la hêtraie, observez ici une petite zone humide. La source de l’Hérault se trouve à seulement 200 mètres. Les joncs et les saules sont caractéristiques des
milieux humides. Entre terre et eau, ces habitats jouent un rôle écologique majeur : biodiversité, épuration des eaux, régulation des crues…
Îlot de sénescence (2)
Les îlots de sénescence sont des zones de protection au milieu de zones de production. Répartis sur l’ensemble du massif forestier exploité, ils permettent une libre évolution de la forêt. L’apparition progressive de bois mort, d’arbres de grande dimension présentant des cavités ou autres « micro-habitats » favorise l’installation de tout un cortège d’espèces spécifiques : insectes saproxyliques (mangeurs de bois mort) et champignons mais aussi oiseaux et mammifères.
La bergeronnette des ruisseaux (3)
Après la descente dans la hêtraie sapinière, vous voilà tout près de l’Hérault. Peut-être y apercevrez vous un petit oiseau vif et élancé, gris dessus, jaune vif dessous, hochant la queue et virevoltant à droite ou à gauche à la poursuite d’un insecte ou fouillant les bords du cours d’eau à la recherche de larves ? Pas de doute, c’est la bergeronnette des ruisseaux !
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Une hêtraie de production (4)
L’altitude et les importantes précipitations offrent aux hêtres un milieu favorable. De plus, cette essence sait recueillir, à la manière d’un entonnoir, une partie de l’eau captée par les feuilles : celle-ci ruisselle le long du tronc sur l’écorce très lisse pour atteindre les racines. De part et d’autre du chemin, les arbres ont des morphologies bien différentes : à droite ils se présentent sous forme de taillis pour le bois de chauffage, et à gauche sous forme de futaie «sur souche» potentiellement utilisables en bois d’œuvre.
Une forêt en libre évolution (5)
Le chêne blanc ou pubescent, s’implante naturellement entre 500 et 1 000 m. Ici exposé au sud, à l’abri des vents dominants et sur un sol maigre de zone rocheuse, il sort vainqueur de la compétition et se hisse au-delà de sa limite habituelle d’altitude. Contrairement au hêtre, le chêne est une essence de lumière : notez la différence de recouvrement des houppiers et la richesse de la végétation au sol. Cette zone est en « évolution naturelle », aucune exploitation n’y est réalisée. De nombreuses essences sont observables : Sorbier des oiseleurs, Érable plane, Alisier blanc…
Capture de rivières (6)
Les précipitations violentes et la forte pente des torrents méditerranéens, provoquent une érosion régressive (vers l'amont) des vallées où ces derniers coulent. Cette érosion inverse le sens d’écoulement du torrent et produit ainsi, au bénéfice du versant méditerranéen, la « capture » du cours d'eau qui jusque-là s’écoulait vers l’océan. L’Hérault et ses cascades en sont un exemple, la capture se situant au niveau des cascades. L’Hérault et le ruisseau de la Dauphine coulaient auparavant par l'Espérou vers la Dourbies... Des galets de rivière trouvés autour du village par des géologues attestent de l’existence d’un cours d’eau dans le passé.
Les cascades d’Orgon
Facile • Boucle • 1h45 • 19,2 km
Au départ de l’Espérou, ce parcours sur de petites routes ombragées et pittoresques vous emmène à la découverte du versant sud du massif de l’Aigoual. Vous franchirez trois cols : Montals, la Broue et le Minier. En chemin, vous pourrez faire un aller-retour à pied pour aller voir les cascades d’Orgon, au cœur de la vallée sauvage du Coudoulous. Le village de l’Espérou se situe à la jonction entre les communes de Dourbies et de Valleraugue. Il est traversé par une draille de transhumance. Chaque année, au mois de juin, une fête célèbre le passage des troupeaux.
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L'arboretum de la Vis
Moyen • Boucle • 3h • 7,9 km
Une belle randonnée au départ de l’arboretum de Cazebonne à Alzon, riche en découvertes paysagères où la Vis conserve tout son mystère. La rivière prend sa source sur le versant sud du Lingas, sous le col de l’homme mort. C’est l’une des rivières les plus claires du sud de la France et la truite fario fait partie de ces habitants. Plus loin, depuis le point de vue sur les cascades du ruisseau de La Fabrié, le versant opposé présente une démarcation nette entre des peuplements feuillus, de chênes et de châtaigniers, en bas, et des peuplements résineux issus des opérations de reboisement, en haut. Selon les conditions environnementales locales, différentes essences ont été choisies : Douglas d’un côté et Cèdres de l’Atlas aux rameaux bleutés de l’autre.
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Les hameaux, le col de Mouzoules et le Bavezon
Moyen • Boucle • 4h30 • 10,3 km
Au départ d’Aumessas, un joli sentier caladé vous conduit jusqu’au col de Mouzoules, offrant de beaux points de vue sur la vallée de l’Arre et les massifs environnants. Vous traverserez le hameau du Caladon, village perché sur un éperon rocheux et dominé au XIe siècle par un château qui appartenait à la puissante famille des Roquefeuil. On dit qu’un souterrain reliait le château au col de Mouzoules... Vous cheminerez ensuite jusqu’au hameau du Cambon qui a connu un essor entre 1930 et 1965 grâce à la culture fruitière et plus particulièrement les prunes.
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- Pour rappel, le VTT hors piste est interdit et le port du casque vivement recommandé. N’oubliez pas de prendre un kit de réparation et un petit outillage.
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Cet article est extrait du dernier numéro du magazine du Parc de serres en valats. Son Grand angle s'intéresse à la situation du loup dans le Parc national.
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